Mysteries of rashemen

La méduse amoureuse

Day15

Après une nuit mouvementée et froide à vous glacer les os, nous nous réveillâmes bien enfoui dans le trou que nous avions creusé afin de nous abriter de la tempête. L’image des lumières bleues que nous avions vus la veille nous revenait en mémoire. Je tentais d’apprendre quelques tours à Gabo mais l’esprit encore gelé de la veille, il ne réussit qu’à faire le mignon pour avoir une pépette. Après avoir repris des forces en mangeant quelques rations, nous pûmes continuer notre route. Nous décidâmes de rejoindre la route de Nathoud qui se trouvait à quelques huit jours de marche. Will et Zoomba étant trop faibles pour être d’une quelconque utilité, Skuld et moi dûmes-nous charger de transporter le traîneau. Heureusement avec la neige qui avait tombée la veille, il fût aisé de le faire glisser. Après quelques heures de marches, nous aperçûmes au loin un groupe de ce qui nous sembla être des humanoïdes mais d’aussi loin que nous étions nous ne réussîmes pas à en déterminer plus que ça. Dans l’intention de discuter avec ces humanoïdes qui se dirigeaient dans la même direction que nous, nous accélérâmes le pas afin de les rejoindre. Rapidement, nous réussîmes à les rattraper. Skuld en profita pour leur faire un salut afin de voir s’ils s’arrêteraient.

Maintenant que nous étions plus proches nous pûmes constater qu’ils avaient la peau rouge et qu’ils n’étaient que trois. Il nous était toujours impossible de déterminer leurs races mais au moins savions-nous la couleur de leurs peaux. Nous remarquâmes également qu’ils portaient plusieurs armes. Je décidais de m’approcher d’eux afin de discuter et de voir ce qu’ils pouvaient nous apprendre. Zoomba décida de me suivre et Skuld préféra rester à une distance plus grande. Will décida quant à lui de rester avec le traîneau, de toute façon, il nous était plus utile de loin. En m’approchant, je pu constater qu’ils avaient des traits goblinoïdes. Je tentais donc de communiquer avec eux, d’abord en commun puis en goblinoïde. Mon goblinoïde sembla les faire réagir un peu, si l’on peut considérer un haussement de sourcil comme une réaction. Nos trois gaillards ne montraient aucun signe d’agressivité mais avec autant d’armes mieux valaient être prudents. Je comptais d’ailleurs sur mes acolytes pour porter attention aux détails que je n’aurais su remarquer. À leurs pieds, je remarquais des runes, qui malgré nos maigres connaissances, ni Zoomba ni moi ne réussîmes à déchiffrer. Je retentais de communiquer en goblinoïde en leurs demandant ce qu’ils faisaient ici. Celui qui se trouvait au centre du trio, s’avança vers moi. Il me répondit dans une langue qui m’était inconnue mais dont je saisis certains mots du goblinoïde. Je cru comprendre qu’ils étaient perdus et affamés. Nous leurs offrîmes un petit sac de rations que nous avions amené avec nous à leurs rencontres. Ils n’y eu aucune réaction face à ces rations. Skuld s’avança avec la carte afin de leurs montrer où nous nous trouvions sur celle-ci. Je traduisis ce qu’elle expliquait mais aucune réaction de leurs parts ne fût décelable. Alors que je tentais encore une fois de savoir ce qu’ils faisaient ici, aussi loin d’une ville, l’humanoïde qui me faisait face et qui semblait être le chef sorti une fiole de sous son armure. Je lui demandai quelle sorte de potion était-ce mais le chef ne me répondant pas je préférais me reculer de quelques pas. À cet instant, le chef porta la potion à sa bouche au même moment où ces deux acolytes nous lancèrent des javelots.

Grâce aux réflexes de feu de Skuld qui n’avait pas perdue une miette des mouvements des deux autres, nous évitâmes de justesse les javelots. C’est alors que la bagarre commença. Grâce à Gabo et moi-même, nous réussîmes à tuer le chef. Voyant leur chef se vider de son sang, les deux autres laissèrent tombés les armes et s’agenouillèrent en signe de reddition. Mielikki soit louée, aucun de nous ne fût blessé. Mes acolytes avaient beau ne pas trop nous connaître, il n’empêche que sans moi et Gabo, leurs aventures se seraient terminées depuis longtemps. Après avoir enlevé toutes les armes de ce que nous croyions être des Orcs, je décidais de discuter de nouveau avec eux. Encore une fois, je n’ai point réussi à comprendre tous les mots de leur dialecte mais j’en saisis quelques uns.

Je découvris qu’ils se nourrissaient de sang et c’est leur faim qui les avait poussés à nous attaquer. Will s’apercevant que le sang de ces orcs agissait comme un puissant acide. Il décida d’en remplir une fiole sur le corps de celui que j’avais tué. Ce petit bouffon, réussi, par ce je ne sais quelle manière à se brûler avec le sang qu’il tentait de recueillir. Espérons, qu’il sera meilleur alchimiste que cuisinier, je n’en pouvais plus de l’entendre parler du ragoût de raton-laveur de sa mère. Prions Mielikki pour ne jamais avoir à y goûter. Avant de laisser les orcs à leurs sorts, je pris le temps d’expliquer à mes amis qu’ils se nourrissaient de sang. Will et Skuld décidèrent de remplir une fiole de leur sang afin de les nourrir un peu. Nous leurs laissâmes également un sac de rations afin de les aider. Puis nous continuâmes notre route vers Nathoud. Après quelques heures de route, nous décidâmes de nous arrêter pour la nuit. Mielikki était avec nous car nous pûmes profiter d’une nuit sans encombre.

Day16

Une nuit tranquille nous permit de récupérer et de repartir de plus belle. Après quelques heures de marche, nous arrivâmes à une croisée des chemins qui nous indiqua la route vers Nabesk, un petit village frontalier sur la route de Nathoud. Étant donné les épreuves de la veille, nous décidâmes qu’une bonne nuit de sommeil dans un lit et un repas chaud seraient plus que bienvenus. À quelques lieues du village, nous croisâmes une statue pour le moins étrange. Elle représentait deux hommes qui semblaient apeurés. La statue était d’un réalisme impressionnant. Après avoir étudiés la statue nous décidâmes de continuer notre route. En arrivant aux portes du village, nous croisâmes deux hommes assis sur un banc qui semblaient en piteux état. Nous les accostions afin de savoir s’ils allaient bien. L’un d’eux était blessé, je me chargeai de lui administrer des soins. Le second nous raconta ce qui leurs étaient arrivés. Ils étaient de jeunes aventuriers et avaient décidé d’aller fouillées les ruines d’un ancien temple non loin du village. Ils avaient entendus dire qu’un monstre si cachait. Après avoir fait le tour des ruines et n’avoir rien remarqué d’anormal, ils rebroussèrent chemin. C’est justement en revenant sur leurs pas qu’ils furent attaqués par une créature ayant des serpents sur la tête. La créature pétrifia leurs deux amis qui s’avéra être la statue que nous avions remarquée plus tôt. En réussissant à se sauver, ils blessèrent la créature par deux fois. Nous les remerciâmes pour cette information et leurs demandèrent si nous pouvions faire quelque chose pour eux. Ils nous demandâmes de les aider en allant investiguer les ruines. Nous leurs promis que nous allions passer si le temps nous le permettait.

Par la suite, nous les abandonnâmes afin de nous rendre à l’auberge. À peine avions nous mis le pied dans l’auberge que Will se mis à scander les aventures que nous avions eues et les créatures que nous avions tués. Grand vantard qu’il est surtout dans la mesure où jusqu’à maintenant il ne m’a pas tellement impressionné par ces talents autre que ceux de grand parleur petit faiseur. Heureusement que l’auberge était accueillante, nous pûmes profiter d’un bon repas où nous pûmes discuter de la créature. Aucun de nous n’en avait jamais entendu parler. Alors assis à discuter et manger, nous primes le temps de questionner l’aubergiste afin de savoir où nous pourrions nous procurer des chevaux. Malheureusement pour nous, il n’y en avait pas à Nabesk mais il nous indiqua le nom d’un dresseur de chevaux dans la petite ville un peu plus loin sur la route de Nathoud. Il nous informa de son nom et que le village se trouva à deux heures de route. Nous demandâmes également aux clients de l’auberge s’ils avaient déjà entendus parler d’un monstre dans les ruines de l’ancien temple. Aucun d’eux n’en avait jamais entendu parler. Une fois le plein de nourriture fait, je préférais me retirer afin de me laver et me reposer. Skuld me suivi peu de temps après, trop heureuse de pouvoir se savonner après ces nuits à la dure sans eau. J’avais de la difficulté à comprendre ce besoin de se savonner surtout que pour moi rien ne vaut une odeur naturelle. De plus, les animaux détestent les odeurs trop fortes des savons.

Day 17

Après autant de nuits à dormir à même le sol dans notre sac de couchage, un bon lit moelleux était un luxe. Même Gabo sembla heureux de pouvoir se blottir dans ce confort. Mon gros beta d’ours avait pris toute la place dans le lit, heureusement pour moi il ne ronflait pas aussi fort que Will qui à plusieurs reprises passa proche d’avaler l’auberge en entier. Une fois le réveil passé et avoir ramassé de nouveau nos choses, nous descendîmes pour le petit déjeuner. Alors que nous mangions le délicieux ragoût de lapins que la femme de l’aubergiste avait fait, nous en profitâmes pour parler de nos plans. Je proposais d’aller inspecter les ruines afin d’en apprendre un peu plus sur le monstre. Ma proposition amena malencontreusement notre petit groupe à une discussion enflammée. Zoomba et moi préférions aider les villageois alors que Skuld et Will préféraient continuer notre chemin vers Nathoud. Pour la première fois, je compris que nous n’avions pas les mêmes objectifs de vie. Pour ma part, je désirais améliorer l’harmonie entre les hommes, la flore et la faune tout en aidant ceux qui en avaient besoin dans la mesure du possible. Alors que Skuld et Will préférait la gloire et l’avancement personnel à toute action dans le but d’aider autrui. Zoomba qu’en a lui semblait pencher du même bord que moi. Après une période d’argumentation qui ne semblait pas faire pencher la balance d’un bord ou de l’autre, je décidais de partir explorer les ruines. Zoomba décida de venir avec moi alors que Will décida de se rendre au petit village où se trouvait le dresseur de chevaux. Skuld pour sa part nous suivi Zoomba et moi avec l’intention de nous prouver que nous avions tort d’essayer d’aider ces gens. Nous nous séparâmes donc dans l’espoir d’être à nouveau réuni sous peu. Après une heure de route nous atteignîmes la lisière des ruines. J’envoyais Gabo en éclaireur afin de savoir s’il percevait des odeurs ou des indices d’une présence. J’en profitais pour discuter avec une belette qui se promenait dans le coin afin de savoir si quelqu’un habitait ici. Petit animal d’une faible intelligence, il ne pu malheureusement pas nous en apprendre plus. Je le remerciais donc et lui souhaita une bonne journée. À cet instant, Gabo décida de revenir vers nous afin de nous informer qu’il n’y avait rien d’anormal. Zoomba pris les devants en s’approchant de ce qui semblait être une habitation. Il fouilla la maison alors que Skuld et moi surveillâmes les alentours. Zoomba découvrit une cache dans le plancher de l’habitation où un sac de lettres était enfoui. Il attrapa le sac et sorti en vitesse de l’habitation. Nous nous dépêchâmes dès qu’il nous eu rejoint de repartir au plus vite afin de ne pas tomber sur la personne qui habitait les lieux. Une fois les ruines explorées, je consentis enfin à continuer notre quête, j’avais le cœur net sur cette histoire de monstre. Zoomba, Skuld et moi prirent donc le chemin qui nous mèneraient vers l’autre village où Will nous attendait déjà.

À peine, avions nous mis les pieds dans la ville que nous nous dirigeâmes vers le dresseur de chevaux afin de savoir si Will était déjà passé par là. À notre grand étonnement, Will s’était procuré quatre magnifiques chevaux Tuigan. J’en profitai pour donner une pomme à chaque cheval et les remercier de nous aider dans notre quête. Pendant que je discutais avec eux, je fût déstabilisé par la grande superficialité de Skuld qui choisit le cheval qui aurait l’immense honneur de la porter en fonction de la couleur de ces cheveux. Je m’excusa auprès des chevaux qui ne devaient pas être habitué d’être choisis pour la couleur de leurs crinières.

Nous remerciâmes le dresseur qui nous indiqua que nous pourrions sans doute trouvez notre ami à l’auberge. En effet, nous nous trouvions à peine à quelques mètres de l’auberge lorsque l’on entendit la voix de Will qui clamait haut et fort ses aventures. En nous voyant arrivés il se calma un peu puis commanda à boire et à manger. Il nous expliqua qu’il avait réussi à convaincre le dresseur de lui échanger ses chevaux contre sa recette de ragoût de raton-laveur, ce qui me fît douter. Il nous expliqua également qu’il n’avait pas pu acheter les selles. Je pris donc congé de mes acolytes afin de veiller à ce que mes trois amis puissent se galoper de manière adéquate. Pour ma part, il était hors de question que je mette une selle à un animal qui devait vivre en liberté. J’avais d’ailleurs l’intention de libérer nos amis équidés dès que nous n’aurions plus besoin de leurs aides. J’en profité d’ailleurs pour m’excuser à l’avance des contraintes que la selle allait avoir pour trois d’entre eux. Dès mon retour à l’auberge, je pu constater que mes amis n’avaient pas chômés et qu’ils étudient déjà les lettres que Zoomba avait trouvé dans l’habitation. Grâce à leurs lectures, nous apprîmes que la créature en question était une méduse qui s’était éprise d’un homme. Le couple entretenait une relation amoureuse par le billet de lettres. Nous apprîmes également que le couple devait se rencontrer une journée avant notre arrivée dans le village de Nabesk. C’était d’ailleurs quelques minutes avant que le couple ne se rencontre que les pseudos aventuriers étaient venus jouer les héros. Inquiétée par la présence des aventuriers, la méduse ne perçut pas l’approche de son amoureux. Elle le pétrifia malencontreusement. Accablée par ce malheur, elle entreprit de faire un voyage afin de trouver le remède à la pétrification. Elle mit quelques effets dans un sac et partie après avoir embrasser tendrement la statue de son amoureux. En quittant sa cachette, elle tomba sur nos quatre aventuriers et en pétrifia deux par peur. Les deux autres réussirent à la blesser. Elle laissa tomber son sac et s’enfuya vers son repère. Elle se savait dès lors trop mal en point pour entreprendre son voyage. De plus, elle n’avait maintenant plus les effets qui devaient l’aider à survivre. Elle décida donc de retourner auprès de son amour et ainsi attendre la fin. Bouleversés par la lecture de ces lettres, nous ne pûmes parler pendant quelques minutes. Ce que nous avions cru être un monstre s’avérait être une âme amoureuse.

Nous décidâmes tous de nous rendre aux ruines afin de chercher pour le sac et voir si la méduse était toujours de ce monde. Arrivés aux ruines, nous eûmes beau regarder sous chaque caillou, nous ne réussîmes pas à trouver l’ombre d’un sac. C’est à ce moment que je proposais de retourner voir les deux aventuriers afin de savoir s’ils n’avaient pas trouver un sac dans leur fuite. Nous repartis donc vers l’auberge, ou nous pensions les trouver. Nous avions visés juste, car ils étaient toujours là. Cependant, leurs attitudes n’étaient plus apeurées comme lors de notre première rencontre mais heureux à festoyer je ne sais quelle victoire. Nous nous dirigeâmes vers eux qui nous accueillîmes comme d’anciens amis. Skuld dans sa grande délicatesse, leurs demanda si ils n’avaient pas trouvé un sac lors de leur fuite. Ils s’empressèrent de nous répondre que non, mais Zoomba et moi avions le nez assez fin pour nous rendre compte du mensonge qu’il nous servait. Pendant que Zoomba et Skuld continuèrent de questionner nos deux menteurs, je me dirigeai vers l’aubergiste. Je lui demandais de me donner le numéro de chambre de ces deux bouffons, qui dans son éthique professionnel, il refusa de me donner. Mielliki soit louée, son éthique se monnayait avec de l’or. Il me dit donc le numéro et je m’empressais de monter subtilement à l’étage. La serrure était bien fermée mais elle n’allait pas nous empêcher de sauver l’honneur de la méduse.

J’eue beau donner deux fortes poussées ainsi que Gabo, nous ne réussîmes qu’à abîmer la porte. Je redescendis donc en bas sans me faire remarquer. Je m’approchai de Will qui se trouvait non loin des marches, je l’informai du numéro de la porte. Il s’élança par la suite afin d’aller s’essayer à son tour. Il eu plus de chance que nous car il redescendit quelques instants plus tard pour me dire de sortir de l’auberge afin de me placer sous la fenêtre de la chambre. Ce que je fis sans plus attendre, heureusement Skuld et Zoomba occupait bien nos aventuriers sans n’avoir aucune idée de se qui se déroulait en arrière. À peine, me trouvais-je sous la fenêtre qu’une pluie d’équipements, d’effets personnels et d’armes me tombait dessus. Je compris que le plan de Will était de balancer par la fenêtre tous ce qui se trouvait dans la chambre et qui leurs appartenaient. Je me dépêchai donc d’attacher le tout sur les chevaux et m’éloigna de l’auberge. Peu de temps après, je fût rejoins par mes amis qui avaient été mis au fait du plan de Will. Nous décidâmes de galoper jusqu’à la lisière des ruines afin de chercher pour le sac de la méduse.

Nous étalâmes sur le sol tous le contenu de la chambre pour finalement trouver le sac qui avait été décrit dans les lettres mais vide. Nous remballâmes le tout et décidâmes de nous diriger vers l’habitation afin d’aider, si c’était encore possible notre amoureuse épleurée. Heureusement pour nous, nous n’eûmes pas trop de difficulté à trouver la cache qu’elle décrivait dans ces lettres. À notre grand désarroi, lorsque nous atteignîmes la pièce, nous aperçûmes un statue de bel homme décoré de fleurs avec à ses pieds une méduse décédée. Je couvris celle-ci d’un tissu qui se trouvait dans la pièce et fît une prière à Mielikki afin qu’elles les aident à passer dans l’autre monde. Nous fouillâmes la pièce mais rien de précieux ou d’utile ne s’y trouvait. Nous laissâmes donc le couple maudit à leur dernier repos en brisant le mécanisme qui permettait d’ouvrir la cache. En silence, nous répriment notre route vers Nathoud.
18e jour…

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XavierKropa Wonderpoop

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